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Carnet de Voyage

                                                             Avant                                                Après

 

Colon (18,19,20,21...): L'arrivée par la petite entrée était un peu serrée; la houle poussait aux fesses et un cargo décida de sortir au même moment ...bienvenus à Colon le paradis des cargos! Pour les petits navires, deux marinas proposent leur services, une a l'ouest(peut-être plus chic mais loin de tout ) et l'autre à l'est de la baie (Panama yacht club, très rudimentaire),les deux signalant complet c'est au milieu de la zône de mouillage qu'il  fallu se faire une place. Vendredi fût le jour administration : autorisation de passage, immigration(10$ pour le visa adulte), livraison des pneus et des amarres, tout ça sous l'autorité de Tito, notre guide non officiel. Le passage nous aura donc couté 730$ : passage 600$ + 90$ (cordage, pneus(3$)) +Tito40$(..les prix ont augmentés). Canal de Panama

Bon, payer le passage n'est pas simple car ils demandent  un "cash advance"(850$ ) ce que la majorité des banques refusent (sauf si on communique avec eux). Néanmoins les cartes canadiennes semblent mieux acceptées... Notre jour de passage ne sera donc fixé que mardi . En attendant nous enchainons les lessives, le récurage, le remplissage de nos cantines .

            

Le 27 Janvier : Notre passage(les trois catamarans) est prévu pour 18h(écluses de Gatun ce soir puis Miraflores demain). Les panneaux solaires sont protégés, les amarres sont lovées, le pont est frotté, les cuves d'eau sont remplies, les boites de conserve lavées, le frigo va exploser, ... et ce midi on se bichonne avec un resto(au 2Mares)Ces six jours  à Colon furent éprouvants ; installation des pompes de cale, étanchéité du safran, changement des tuyaux toilette bâbord, etc...

Le marché de Colon n'est pas immense, mais on trouve pas mal de chose. Les marchands sont principalement asiatiques. Sous ce toit, viandes et poissons pendouillent le long d'allées  étroites. Dans la ville les immeubles sont délabrés, tout y est un peu sombre à l'exception des autobus qui arborent tout genre de fresque toujours très colorée.

                                                                                         

Le 28 janvier :Passage du canal de Panama - Notre superviseur monta à bord à 17h mais ce n'est qu'à 19h30 que les portes de l'écluse nous acceuillirent. A couple avec Ushuaia, Imagine seul derrière, nous avons gravit les trois paliers de l'écluse, tirés de tout bord par les courants mais plutôt "tranquilo". La nuit se fit douce sur le lac Gatun. Vers 5h30, alors que des ronflements sortaient des bateaux,  le hurlement des singes sonna l'heure du réveil. La tartine entre les dents, le regard pas encore clair, nous acceuillîmes notre deuxième superviseur à 6h30 et larguions les amarres aussitôt.

                              

Et les portes de 800t s'ouvrirent sur l'Océan pacifique...

                                                          

Jeudi , 1 février nous partons pour les Perlas. La mise a jour du site risque donc d'etre difficile!

                                                                                                                                                                                                                      

Panama : Les quelques jours passés au mouillage de Flamingo( 10km de Panama) nous aura laissé une pellicule de poussière noire autant sur le pont, sur  les drisses que sur les pales de l'éolienne. Le débarcadère de Flamingo acceuille les bateaux de promenade mais également les annexes contre un petit 5$ par jour... En marchant vers la route principale, un paresseux confortablement installé sur une branche taillée pour la sieste, semblait ne pas faire cas de l'agitation régnant autour de lui. Au loin les buildings de Panama, sa vieille ville, son ghetto. Minibus pour tous, direction  la vieille ville. Notre exploration  débuta par la rue piétonne, une grande allée bordée de magasins de tissus, de chaussure, d'électronique, de café internet, etc...La population Kuna y est forte; les femmes(facilement reconnaissables dans leur habit traditionnel) sont accompagnées de leur famille dont l'habillement n'a plus rien d'original. Au bout de cette rue, passé les cireurs de chaussure, une ruelle à gauche descend vers un quartier  administratif, un peu chic. Une grande église blanche, une place ombragée, des murs habités par des arbres et au bout, entre deux épiciers chinois, un glacier aux mille et une saveur de sorbet.

                

 

 Les Perlas: Les cales remplies (de boites de conserves minutieusement lavées), les pleins d'eau et de diesel faits, nous abandonnons notre mouillage pour les Perlas. Formés de quelques 220 îles et îlots, les Perlas furent exploités par les Espagnols afin d'extraire de nombreuses perles de banc d'huitre. Durant la traversée de 35NM   La pêche fût spéciale : deux requins museaux pointus qui quelques heures après ,crus et cuits, mijotaient à toutes les sauces!Délicieux...Premier arrêt à Chapéra. Les collines aux grands arbres verts  ne cachent pas une faune spectaculaire...seuls des oiseaux timides. Les habitations sont peu nombreuses, les autochtones discrets.  Le matin, à marée basse (-4m), tout le monde à la pêche, même franckie! Les eaux ne sont pas très claires mais bien mieux qu'à l'Isla Delrey.

                                                                                   

Traversée Las Perlas-Galapagos(Le 4,5,6,7,8,9,10 Février) : Ô toi Pacifique montre toi pacifique...et c'est ce qu'il fit! Les deux premiers jours, les filles trainaient le plus souvent le corps allongé, sans toutefois avoir  déclaré le mode survie. Ensuite la houle se calma et nos corps reprirent le dessus. Ecole le matin(en version allégée),après-midi de lecture, jeux de société. La nuit la mer tellement riche en plancton illuminait notre sillage. Beaucoup de dauphins mais aucun poisson pêché. Le 9 ,passage initiatique de l'équateur :baignade, poème lut à Neptune....

                                                                                                          

Galápagos(10 février au 3mars) :  Terre en vue ! Des collines, des volcans, des otaries, des tortues,des raies, des frégates...Nous longeons la côte ouest de l''île de San Cristobal en direction du mouillage de Puerto Baqurizo Moreno et le spectacle est grandiose (beau temps aidant!). Arrivés samedi, les autorités du port nous accueille le lundi matin. Les conditions de séjour sont variables selon le bon vouloir du capitaine(nous avons eu 20 jours ). Il est sur que des réparations à faire sont une excuse valable pour rester, mais le capitaine(pas dupe) se donne le droit de visite. Obtenir un permis de croisière est un casse tête et bien trop onéreux. Notre solution est donc de rester ici, et prendre des navettes si besoin. Notre première excursion(par l'intermédiaire de Fernando, le roi de la place!)nous amène en haut d'un petit volcan rempli d'eau et au pied de grosses tortues en semi-liberté (taille intermédiaire, les plus grosses sont a Santa Cruz). Au mouillage, la présence des otaries est ahurissante. On nage avec une surnommée"antifouling" car son plaisir est de se frotter aux coques. Elles sont partout et s'imposent sans vergogne. Elles s'installent sur les jupes et après de multiples gargarismes, batailles, et parfois crottes, finissent par s'endormir. Le village quant à  lui a plus de charme . Le bord de mer est aménagé, les rues sont propres, animés par de nombreuses petites épiceries et des magasins de souvenir ouverts en dehors de la sieste. Pas d'insécurité par ici , les policiers sont visibles mais sans arme. Cette semaine est la fête de San Cristobal avec musique, élection de Miss, feu d'artifice, etc....

                                                     

L'archipel des Galápagos est un groupe d'îles volcaniques sur lesquelles une végétation d'arbres et de cactus s'est implantée créant de nombreuses espèces endémiques. Elles furent découvertes au 16ième siècle par hasard .Jusqu'au 19ième elles portaient le nom d'île enchantées(Encatadas Islas) jusqu'à que les tortues géantes soient découvertes et utilisées massivement pour leur viande par les navigateurs. En 1835 Darwin débarquait à bord du HMS Beagle ...et la théorie de l'évolution prenait forme.  

                                                     

San Cristobal :

La  plongée au rocher du lion dimanche, se déroula sous la pluie mais les fonds étaient relativement clairs. Descente le long de la paroi jusqu'à 20m(Padi oblige). Beaucoup de plancton, de particules en suspension, des courants chauds et froids .Les requins(requins galapagos) restent au dessus de nous. Certains parfois plus curieux montrent leur museau, mais leur  petite taille en font des poissons comme les autres. Un gros requin marteau passa au loin, trop loin.  Le plus amusant  fût la baie des otaries où par 2m de fond une colonie de ces mammifères à petites oreilles prenait un malin plaisir à tourner autour de nous. Voir les photos dans Image . 

                                                                                                                 

Se déplacer  par ici est très facile ; sur l'eau les bateaux taxi vous emmène pour 50¢ et sur terre la ronde des taxi ne cesse pas. Nous sommes donc repartis avec notre taxi préféré vers la plage de la côte est : Puerto Chino. Spot pour les surfeurs débutants, les garçons se sont bien amusés et les baigneurs aussi(la température de l'eau doit être proche de 25°c)! Samedi sonnera le départ vers Isabella, en espérant que le capitaine du port nous accorde une semaine  de séjour...L'approvisionnement se refait tranquillement. On trouve presque tout(même du Nutella !), seuls la viande de boeuf et le fromage dur, les yaourts( maintenant faits maison)sont denrées rares.

                      

Santa Maria : 60NM vers l'ouest, émerge une île très ressemblante à San Cristobal de par son relief. La végétation y est plus sèche, les arbres plus petits. Au bord de la plage de sable noir le village de Santa maria se résume à quelques bâtisses modernes. Pas de barque au mouillage, juste un ponton flottant où sont étalées trois otaries. Étonnamment l'eau à perdue 4 degrés. Nous ne passerons qu'une nuit ici et peut-être aurions nous du aller saluer le capitaine du port...

                                                                                                   

Isabela: l'arrivée par "Isla tortuga" (demi-lune de volcan les pieds dans l'eau) donne le ton. Le compas se tortille..."local magnetic anomaly"  . Isabela est la plus grosse île de l'archipel des Galápagos. Longue de 60NM elle offre une faune un peu différente des précédentes. Au mouillage peu d'otaries, des pingouinos(en fait une sorte de Manchot), des raies Mantas(dont l'envergure avoisinait les 4mètres)des Iguanes de partout, mais aussi la présence d'un officier de la capitainerie qui sauta assez rapidement sur nos bateaux. Monsieur Gomez a empoché 50$ pour notre arrêt à Santa maria et 100$ pour 3jours ici ....Après des palabres  nous obtenions 5jours! Tout ce tintouin gâcha un peu notre enthousiasme, mais la corruption des fonctionnaires du coin était prévisible. Le parc quant à lui nous réclama 100$ par adulte et 50$ par enfant de moins de 12 ans, ce que nous étions près a payer jusqu'à ce que la Capitainerie décide de ce fait d'augmenter la note! ...!!!Malgré tout notre programme resta chargé : apéritif en présence de deux français biologistes(Agnès et Vincent , mais Vincent était à Quito),  la passe aux requins pointes blanches (tout proche ), la nidification des Iguanes(même place), le volcan Negro à cheval (Aie les fesses!Au total 1h30 de voiture1h30 de cheval et 2h de marche),plongée dans les tunnels de lave(avec notre très agréable guide Henri), visite du parc à tortues(annulée...). Pour finir dans les règles de l'art, et avant nos trois semaines en mer, un barbecue vendredi soir au restaurant du bout de la baie (organisé par le même Henri) avec les trois catas plus l'équipage de "Terre océane"(Bélize 43) rencontré au Perlas .

       

                                                                        Du 3 mars  au 26 mars 2007 .....Traversée du Pacifique sud :

Acte I: C'est l'heure, un petit vent souffle, il faut partir ....A 20NM des cotes, rencontre avec trois baleines dont une qui nous surprendra juste en arrière du bateau, quelques dauphins, une tortue à 800NM et puis plus rien sur 2100NM. A bord, le mal de mer est tenace(sauf pour franck), néanmoins nous ouvrons les livres d'école une heure chaque jour. Le régime de banane s'est mis à mûrir, ce qui fait de nous des "mange-banane"durant une semaine...Houle de sud parfois chaotique mais rien de semblable à la mer des caraibes. Nuits sans quart . Les alarmes de vent et le radar veillant pour nous.

Acte II : Après neuf jours d'océan, le mal de mer quitte le bateau, et la vision de deux semaines de plus parait tout a coup plus agréable. Le temps passe vite, rythmé par la mise a l'eau des lignes de pêche, la vacation radio avec les autres catas, l'école, le repas, la lecture, la partie de carte, la deuxième vacation radio, le repas du soir et le gros dodo bercé par les alarmes. A 1000NM , la drisse de spi lâche et le spi part se baigner. Le vent restant inférieur à 20kt, une réparation s'impose et c'est un franckie déguise de protection qui se retrouve en haut du mat lançant des "ouillles-ouillles-ouilles" à chaque vague alors que désespérément je tentais d'attraper ce foutu bout de drisse par le petit trou du mat...

Acte III : Le soleil nous montre avec assiduité le chemin de l'ouest et la nuit Vénus prend le relais. Les poissons volants sont notre seul spectacle car soyons franc il n'y a rien d'éblouissant pour les sens à passer trois semaines en mer...Le 23 à 6h du matin le soleil  dévoile l'île de Fatu hiva, la plus au sud de toute. Des sommets à plus de 1000metres (où se coince une grosse masse nuageuse), des flancs érodés, et là, plein ouest dans cette sorte de calanque où la pluie et le vent ont sculpté de drôle de colonnes, le mouillage de Hanavave.   

                                               

Fatu hiva (Marquises) : Normalement nous ne sommes pas autorisés à débarquer ici à moins d'avoir vu les gendarmes de Hiva-oa, toutefois cette petite ile étant la plus au sud , il est très attirant de faire un premier stop ici. Invités le samedi à un mariage, nous entrons facilement en contact avec la population qui parle français. Les fruits comme les pamplemousses, les mangues, les citrons,les clémentines, les bananes pendent au dessus de nos têtes mais la tradition voulant que l'on demande avant de ramasser, nous tentons une approche mais voila, les gens du village ne veulent plus partager ce que mère nature leur donne(ou du moins plus comme avant). Petite marche vers la cascade(1h aller,30min retour), au milieu de manguiers, de bananiers, de cocotiers, de moustiques....et enfin un rideau d'eau tombant de 80 mètres. La petite épicerie vend de tout(enfin de la purée Mousseline!), sauf des légumes. Après quatre jours de grands plaisirs( le gendarme nous ayant repérés), c'est un peu à regret que nous quittons Fatu-hiva .